Journal de la geekitude

Le bric à brac d'un geek polyphile

Logos des quatre applications
Au début, il n’y avait rien, enfin presque rien … Puis vinrent LinkedIn, Myspace, Facebook et enfin Twitter. Tout était séparé, professionnel sur LinkedIn, personnel sur Facebook et Twitter sur Twitter. Laissant Myspace à sa perte de vitesse, Facebook et LinkedIn piquèrent joyeusement les idées de Twitter (vision très personnelle des choses) et tout le monde convergea. Impossible donc d’exister sans avoir des comptes sur Facebook, LinkedIn et Twitter. La gestion de ces multiples réseaux ne posait pas de problème particulier sur PC (Linux ou Mac) où quelques onglets et quelques copier/coller bien placés faisait l’affaire, à l’exception de Twitter où un client spécifique est plus que conseillé.

Sur mobile et en particulier sur mon iPhone la situation était un peu plus délicate à gérer. J’ai donc recherché mon mouton à cinq pattes en la forme d’une application répondant à mon cahier des charges à moi perso :

  • Multi-comptes Twitter et multi-réseaux (Facebook et LinkedIn) avec la possibilité de suivre et de poster simultanément sur tout ou partie des comptes ;
  • Gestion d’un raccourcisseur de liens tel que bit.ly avec possibilité de s’authentifier afin de permettre un suivi de l’utilisation des liens ;
  • Disposer d’un équivalent sous Windows et MacOS avec une synchronisation entre les deux pour que les articles lu sur mobile soient marqués comme lus sur ordinateur et inversement ;
  • Support pour Instapaper afin de me permettre de marquer des liens pour lecture ultérieure dans le métro par exemple.
  • Une interface cool, sexy, pratique et intuitive.

J’ai donc testé les versions iPhone de HootSuite, Seesmic et TweetDeck auxquelles j’ai ajouté mon ancien client Twitter : Echofon.

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La résistance

Apple est une boîte sympa. Grâce à des produits (raisonnablement) différents, une stratégie marketing habile et au charisme de Steve Jobs, acheter un produit Apple c’est un peu entrer dans une grande famille. Depuis 1984, Apple est La résistance. Bien sûr il y a un côté paternaliste qui cherche, pour notre plus grand bien, à nous imposer une vision d’un monde que ne renierait pas les bisounours mais, le succès du lancement de l’iPad montre que cela marche plutôt bien.

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Tde dans une sympathique note parlant de la sonde Voyager s’amuse du fait que la sonde contienne un disque s’apparentant à un vinyle :

Dans Voyageur 1 et 2, on a placé une douzaine de disques en cuivre recouverts d’or, comportant des enregistrements lisibles avec les moyens de l’époque (1977). Autrement dit avec une aiguille de microphone, technologie qui prête déjà à rire 32 ans plus tard. Alors vous pensez, dans 40 000 ans…

Bah oui, c’est pas faux. Recevoir un disque, fut-il en cuivre recouvert d’or, qui fonctionne comme un vinyle ça fait ringard, dépassé ou au mieux rétrofuturiste voire super branché revival. Pas glorieux ! ET pourtant le jour où on enverra une nouvelle sonde et où on me demandera mon avis (donc pour ce qui on suivit pas dans un futur proche), je proposerai un système similaire.

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Nouvelle mode de cette année : les télé-internet. Ce matin Sony a mis le paquet pour la promotion de ses téléviseurs en redécorant les accès au RER à la station Charles de Gaulle-Étoile : filmage de l’espace entre les escalator et affiches titanesques en bas. Détail amusant : du fait de la taille, la note de bas de page, ou plutôt de bas d’affiche, est juste à hauteur d’œil. Ça m’a bien fait sourire de découvrir que la télé-internet ne permet pas de surfer sur Internet. J’en ai rêvé, Sony l’a défait.

Ayé, j’ai vu Alice en numérique et en relief dans ma salle préférée : le Max Linder Panorama.

Alice version 2010 se situe chronologiquement une dizaine d’années après le roman ou le film d’animation produit par Disney en 1951. Alice a maintenant 19 ans et est en passe d’être marié à un aristocrate sans saveur lorsque la vision du lapin blanc va la replonger au pays des merveilles. Plus une suite qu’une nouvelle version Alice 2010 est une adaptation (très) libre des romans Alice au pays des merveilles et De l’autre côté du miroir.  Le résultat est tout à fait agréable et la burtonisation du film est très réussie. Tim Burton délaisse quelque peu la fantaisie du roman s’intéresser à l’aspect quête initiatique de l’histoire. Ainsi, la transformation d’Alice en champion pour libérer un pays des merveilles dévasté est un écho à son passage à l’âge adulte. On est quelque fois frustré de ne voir que certains morceaux de choix tels que la partie de croquet juste esquissé mais au final l’approche choisie est une très bonne idée. Les personnages principaux bénéficient d’un excellent casting avec Helena Bonham Carter en reine rouge,  Johnny Depp en chapelier fou et Mia Wasikowska dans le rôle titre ; les autres personnages sont tout aussi sympathiques. Nous sommes dans une production Disney difficile d’échapper aux codes des blockbusters cependant Tim Burton s’en tire très bien en exagérant salutairement au delà du raisonnable. On peut noter le côté totalement insupportable, niaiseux, de la reine blanche qui est sensée être la gentille ou le nombre ahurissant de cases sur l’échiquier qui sert à l’affrontement final.

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Regardant le mur d’un groupe qui devait être las chez nou avèc les fôte dortografes, ou son frère, je tombe sur un message d’un jeune naïf, vantant les mérites d’un site qui, en échange de tests d’applications iPhone, lui aurait permis de se faire un max de thunes le tout accompagné d’un lien avec son identifiant d’affiliation. D’humeur pas très joueuse ce matin là, je n’ai pas fais une blague que j’adore et qui consiste à répondre : « tu t’es vraiment fais un max de thunes ? C’est vraiment génial, j’imagine que ton percepteur va être lui aussi super content de l’apprendre ! »

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Livre en relief d'Alice au pays des merveilles

Alice en 3D (amazon.com)

J’aime beaucoup Johnny Depp, j’adore Tim Burton et j’affectionne tout particulièrement Alice au pays des merveilles que ce soit le roman ou le dessin animé. À la vue du casting de la nouvelle version produite par Disney, j’avais déjà senti s’éveiller en moi une envie incoercible de me rendre vers ma salle de cinéma préférée. Mais il y avait mieux : le film serait en 3D. Dès lors il était évident que le cinéphile et le geek qui sont en nous moi seraient plus que d’accord pour dire qu’il fallait voir ce film au plus vite quand bien même cela impliquerait d’avoir l’air ridicule chaussé de lunettes 3D. Me voilà donc prêt à m’emparer de mon sac de couchage et, armé d’une thermos de thé, commencer à faire la queue pour être le premier. Et c’est alors que je suis tombé sur un article parlant de l’arnaque de la 3D (dans Alice) sur Gizmodo. Je l’ai lu et j’ai reposé ma thermos et mon sac de couchage.

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Rendez-vous le vendredi 19 mars à 20 heures dans une très belle cave voûtée complètement privatisée pour un apéro – remise de prix – séance de dédicaces (mieux que le double effet Kiss Cool, voici le triple effet Quoide9 !) en présence de l’auteur qui sera l’heureux lauréat du premier prix Quoide9 (qui primera un livre lu en 2008 par un des 9 membres du jury).

Plus d’information à la source sur le blog de Cécile.

La parade immobile

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Sortant du bureau j’aperçois, perdu sur l’esplanade de la Défense entre la FNAC et les Quatre Temps, une parade sortie tout droit du plus grand chapiteau du monde. De loin je distingue quelques éléphants, des girafes dont une paire dans une roulotte aménagée pour leur permettre de sortir la tête (situation que je n’ai d’ailleurs jamais vu ailleurs que dans les livres pour enfants) ainsi quelques autres.

Je m’approche donc mais au lieu d’entendre une joyeuse cacophonie de cris d’animaux et de sentir l’odeur de la paille mêlée à cette de la sueur des animaux c’est le silence et le même désert olfactif qu’un fromage pasteurisé. Point de parade animalière donc mais la parade immobile de la compagnie oposito installée pour quelques temps dans le cadre du festival Chorus 2010.

Pas d’animaux mais pas de déception pour autant car j’ai été séduit par ces animaux constitués de bric et de broc comme l’éléphant couvert de montres ou les vaches faites de bidons. On trouve même des animaux extrêmement improbables comme ce caméléon ou le crocodile poursuivant un poisson qui me fait immanquablement penser aux histoires comme ça de Kipling. Réussi donc contrairement aux chants d’oiseaux qui ont fait leur apparition dans certains endroits du centre commercial et dont je met en doute les vertus déstressantes sur le vulgum pecus.

Mise à jour du 12 avril : un billet sur Bidouille et tambouille avec des photos de la parade en nocturne.